Préparer le CRFPA est un défi. Un vrai. C’est une période intense, exigeante, et parfois épuisante.
Mais ce n’est pas une montagne infranchissable. Des centaines de candidats le réussissent chaque année.
Et si certains y parviennent, ce n’est pas seulement parce qu’ils sont “meilleurs”, plus “intelligents” ou plus “méritants”.
C’est surtout parce qu’ils ont appris à se libérer d’un poids invisible, mais redoutablement puissant : leurs croyances limitantes.
Ces pensées qui tournent en boucle dans la tête, qui freinent l’élan, qui parasitent la concentration, et qui font douter de soi avant même d’avoir commencé. En prendre conscience est déjà une victoire.
Les déconstruire, c’est ouvrir la voie à une préparation plus lucide, plus sereine, plus efficace.
Nous vous proposons dans cet article de mettre en lumière trois croyances limitantes fréquentes chez les candidats.
Peut-être que vous vous reconnaîtrez dans l’une d’elles. Et c’est une bonne nouvelle. Car une croyance identifiée, c’est une croyance qui peut être transformée.
Croyance n°1 : « Le CRFPA, c’est un examen à part, quasi inatteignable »
Le CRFPA est souvent présenté comme un “graal”, l’épreuve ultime du juriste, le passage obligé (et redouté) vers la profession d’avocat.
On entend partout que “c’est super dur”, “qu’il faut s’enfermer pendant des mois”, ou encore que “seuls les meilleurs y arrivent”.
Cette sacralisation crée un double piège :
- Une pression immense : l’examen devient un enjeu identitaire. On pense que, si l’on échoue, cela dit quelque chose de nous, de notre valeur, de notre avenir. Cette vision écrasante empêche d’apprendre dans un climat sain.
- Une paralysie mentale : en croyant que le CRFPA est une épreuve à part, on se dit qu’il faudrait être une version extraordinaire de soi-même pour réussir. On oublie que ce sont des compétences très humaines, très accessibles, qui sont attendues : rigueur, méthode, clarté, constance.
Détruire cette croyance, c’est comprendre que le CRFPA, aussi exigeant soit-il, reste un examen. Il a ses règles, ses codes, ses attentes. Et surtout, il est susceptible d’être préparé.
Il n’y a pas besoin d’être “génial”, seulement d’être stratège, entraîné, et aligné avec ses objectifs.
Ce que vous pouvez faire : cessez de voir le CRFPA comme un test de votre valeur personnelle. Ce n’est pas un jugement de ce que vous êtes. C’est un cadre d’épreuves à maîtriser. Et tout cadre peut être dompté avec méthode et lucidité.
Pour s’en convaincre, il suffit de rappeler qu’à MISSION AVOCAT, plus de 8 étudiants sur 10 ayant opté pour une formule intégrale réussissent les épreuves d’admissibilité… lorsqu’ils ont rendu l’intégralité des CRFPA blancs proposés (soir 42 CRFPA blancs pour une préparation CRFPA annuelle ou 32 CRFPA blancs pour une préparation CRFPA estivale.
Croyance n°2 : « Il faut être très scolaire pour réussir »
Beaucoup de candidats issus de l’IEJ adoptent une posture très “scolaire” : ils relisent sans cesse leurs cours, fichent chaque chapitre, apprennent par cœur des listes de jurisprudence, et pensent que le succès viendra à force d’accumuler des connaissances.
C’est rassurant, car cela rappelle les réflexes de la fac. Mais cette approche est trompeuse. Pourquoi ?
Parce que le CRFPA n’est pas un examen purement académique.
Il est professionnalisant. Cela signifie qu’il évalue moins votre capacité à tout savoir que votre capacité à utiliser ce que vous savez de manière stratégique, claire et méthodique.
En d’autres termes :
- Vous pouvez connaître parfaitement le droit des obligations, mais échouer à la note de synthèse si vous ne savez pas analyser une documentation dense.
- Vous pouvez réciter toutes les réformes récentes, mais rater une consultation parce que vous n’avez pas intégré les réflexes du raisonnement juridique appliqué.
Là où le candidat scolaire accumule, le candidat stratégique s’entraîne.
Il apprend à rédiger, à structurer, à hiérarchiser. Il s’expose aux sujets, se trompe, progresse, affine.
C’est l’exercice, non la mémorisation, qui fait la différence.
Ne vous contentez pas de lire et relire. Plongez-vous dans les annales de l’examen du CRFPA. Faites des devoirs chronométrés. Corrigez-vous. Entourez-vous de retours.
Le jour de l’examen votre expérience pratique sera déteminante.
Croyance n°3 : « Je ne suis pas capable »
C’est sans doute la croyance la plus destructrice.
Et elle est beaucoup plus fréquente qu’on ne l’imagine.
Parfois, elle est là depuis longtemps, nourrie par des années de comparaison avec les autres, par des échecs passés, ou par un perfectionnisme qui tourne à la malveillance envers soi-même.
« Je ne suis pas assez bon. »
« Je ne suis pas fait(e) pour ça. »
« Les autres y arrivent, pas moi. »
Ces phrases, vous les avez peut-être pensées ou entendues en vous.
Elles n’ont rien d’anodin. Elles conditionnent vos efforts, sabotent votre énergie, vous amènent à vous censurer avant même d’avoir essayé.
Mais ce que vous devez comprendre, c’est ceci : la réussite au CRFPA n’est pas réservée à une élite.
Elle est le fruit d’un travail ajusté, d’un mental solide, et surtout, d’un regard bienveillant sur soi.
Il ne s’agit pas de se mentir ni de se dire que tout sera facile.
Il s’agit de reconnaître que vous avez en vous toutes les ressources nécessaires, mais qu’il faut les activer avec discernement.
Ce que vous pouvez faire : chaque jour, construisez un dialogue intérieur plus encourageant.
Remplacez “je n’y arriverai jamais” par “je vais m’entraîner jusqu’à y arriver”. Appuyez-vous sur vos progrès, aussi petits soient-ils.
Et surtout, arrêtez de vous comparer. Vous êtes sur votre chemin. Il est unique, et il vous mènera là où vous devez aller si vous avancez avec confiance.
Conclusion : Se libérer pour réussir !
Ces croyances limitantes sont comme des chaînes invisibles.
Réussir le CRFPA n’est pas une affaire de perfection ni de chance.
C’est une affaire de réajustement, de clarté mentale, et de libération.
Il faut accepter d’avoir des notes parfois décevantes pendant la préparation, parfois, de douter, mais aussi de se relever, de comprendre, d’apprendre et de continuer.
Et surtout, il faut croire que c’est possible. Pas naïvement, mais avec la conviction qu’en travaillant avec méthode, en vous faisant accompagner intelligemment, et en cultivant une force mentale souple et déterminée, vous pouvez réussir.
Alors, n’attendez pas d’être prêt pour vous lancer.
Lancez-vous pour découvrir jusqu’où vous pouvez aller.
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